Promouvoir la culture de jardins potagers biologiques durables et l'élevage de chèvres laitières

PROMOUVOIR LA CULTURE DE JARDINS POTAGERS BIOLOGIQUES DURABLES ET L’ÉLEVAGE DE CHÈVRES LAITIÈRES AU VILLAGE D’ESABALU (Kenya) 2020-09-03T21:53:15+00:00

Project Description

Promouvoir la culture de jardins potagers biologiques durables et l’élevage de chèvres laitières (Kenya)

  • Focus: Autonomie financière
  • Lieu: Village d’Esabulu (Kenya)
  • Date de début de projet: Dès que possible (projet de 12 mois)
  • Club / Union : Soroptimist Club de Kisumu (Kenya)
  • Nombre de femmes / filles que ce projet a atteint / atteindra: 50

Fonds demandés :

€ 6,083.34

 

Objectifs du projet :

Renforcer les capacités des femmes du village d’Esabalu (Kenya) par le biais de formations pratiques consacrées à la culture de jardins potagers biologiques durables et à l’élevage de chèvres laitières afin d’améliorer la sécurité alimentaire, la santé et l’émancipation économique des villageoises tout en développant leurs compétences en leadership et en consolidant les groupements d’auto-prise en charge déjà existants afin de renforcer la résilience des communautés face au changement climatique et à la pandémie du VIH/Sida.

Finalités du projet :

  1. Formuler, illustrer et promouvoir le développement de compétences en matière de techniques de jardinage biologique et d’élevage de chèvres laitières afin de diversifier et d’accroître les revenus des ménages d’une communauté rurale ;
  2. Créer des unités communautaires pilotes de jardins potagers biologiques et d’élevages de chèvres laitières et former les femmes et les filles locales à fournir un soutien technique et des services consultatifs aux autres membres de la communauté ;
  3. Mettre en place des institutions solides, à la fois détenues et gérées par la communauté, constituées de groupements d’auto-prise en charge (en anglais : SHG) féminins incluant des activités de renforcement de capacités susceptibles de développer les compétences en leadership et de promouvoir une participation active de toute la communauté ainsi qu’une véritable inclusion sociale, afin de développer des moyens de subsistance durables ;
  4. Travailler en étroite collaboration avec le gouvernement, les ONG, les organisations locales et d’autres partenaires sur des activités de plaidoyer et/ou visant des changements politiques destinées à améliorer la vie des femmes et des filles vulnérables d’une communauté rurale ;
  5. Sensibiliser les femmes et les filles vulnérables sur diverses questions actuelles et émergentes telles que le VIH/Sida et le changement climatique

Méthodes de mise en œuvre du projet :

Les membres du club SI de Kisumu vont faire en sorte de faciliter les activités menées dans le cadre de ce projet au sein du village d’Esabalu (Kenya). Des ateliers de renforcement de capacités vont être organisés afin de sensibiliser les femmes et les filles à l’importance d’un partage des ressources au sein des groupements d’auto-prise en charge (SHG) et à l’intérêt de créer des élevages de chèvres laitières durables et des jardins potagers biologiques afin de produire des légumes, des herbes et des fruits nutritifs dans un espace limité et avec des ressources minimales en termes de temps comme de financement. Les règles de conduite au sein des SHG ainsi que le montant des cotisations mensuelles seront fixés dans le cadre des formations qui seront organisées par les membres du club SI de Kisumu, le personnel du Ministère de l’agriculture du comté et le personnel des programmes de microcrédits ruraux. Ces sessions permettront également d’informer les participantes sur les différents plans et programmes d’aide gouvernementale et de microcrédit disponibles au niveau des arrondissements électoraux et des sous-comtés.

Dans un même temps, les formations théoriques et pratiques proposées permettront aux femmes de développer leur confiance en elles ainsi que de solides aptitudes de leadership. Les réunions permettront la création des groupements et la sélection de membres clés pour les postes de présidente, secrétaire et trésorière. Ces mandats seront attribués selon un principe de rotation afin de permettre à tous les membres de développer leurs compétences en leadership. Les SHG constitueront ainsi une plateforme sur laquelle les femmes pourront faire entendre leur voix et améliorer leurs compétences administratives de base tout en développant leurs capacités de négociation et leurs relations avec les banques rurales et les organismes de marketing locaux. La formation des groupements devra faire en sorte de ne pas exclure les foyers les plus pauvres ni les membres les plus vulnérables de la communauté.

Contexte

La communauté d’Esabalu, village situé dans l’ouest rural du Kenya, est régie par les pratiques et normes traditionnelles d’une société extrêmement patriarcale, qui favorisent la division des rôles en fonction du genre et la discrimination des filles et des femmes, entravant d’autant leur participation en matière de prise de décision, au niveau familial comme communautaire. Les femmes n’étant que très faiblement représentées au niveau des postes de leadership de leur communauté, les possibilités de faire entendre leur voix en matière de gouvernance sont extrêmement limitées et il leur est pratiquement impossible d’exposer leurs sujets de préoccupation et de leur chercher des solutions. Cette situation est encore aggravée par le taux élevé d’analphabétisme féminin, un faible niveau de qualification sur le plan entrepreneurial, l’insuffisance des ressources, le sous-développement des infrastructures, la faiblesse des récoltes agricoles, l’insécurité alimentaire et la malnutrition, qui engendrent des niveaux de pauvreté élevés. Sans oublier les effets du changement climatique, qui ont compromis la fertilité et la productivité des sols. Les membres les plus vulnérables de la communauté tels que les veuves pauvres, les femmes âgées et/ou souffrant de handicap(s) et les filles-mères sont les plus pénalisés. Or, du fait de la mortalité liée au VIH/SIDA, la plupart des foyers ont justement à leur tête des femmes âgées, de jeunes veuves sans emploi ou des filles-mères.  La majorité des femmes et des filles font face à une charge de travail extrêmement lourde dans des fermes de plus en plus petites du fait de la fragmentation des terres, ce qui les oblige à se tourner vers d’autres formes de travail non qualifié afin de tenter de « joindre les deux bouts ». Elles sont en outre généralement privées d’accès aux services financiers et non financiers tels que le microcrédit, la connexion aux marchés et toutes sortes de services institutionnels indispensables au développement de leurs activités.

C’est dans un tel contexte que le club SI de Kisumu (Kenya) a décidé de s’associer aux femmes du village d’Esabalu afin d’exploiter le potentiel que représente le développement des capacités de leadership des femmes et de leur émancipation économique par le biais de la création de groupements d’auto-prise en charge (et la consolidation de groupements préexistants) activement impliqués dans des initiatives de jardins potagers biologiques durables et d’élevages de chèvres laitières, avec l’amélioration de leurs conditions de vie comme objectif ultime. La production de légumes et d’herbes à domicile ou à proximité des foyers et l’élevage de chèvres laitières contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire des segments les plus pauvres de la société. Bien gérés, les groupements SHG peuvent permettre aux femmes de faire quelques économies et d’avoir accès au crédit bancaire. Ces groupements d’auto-prise en charge constituent également des plateformes communautaires au sein desquelles les groupes socialement exclus, en particulier des femmes, peuvent s’impliquer dans les affaires de la communauté, acquérir ou perfectionner des compétences en leadership, se préparer à des mandats politiques locaux et agir contre les injustices sociales et/ou au sein de leur communauté.

Évaluation – Suivi

Un comité de suivi suit la gestion de la production et de la commercialisation. À la fin de chaque cycle (production et commercialisation), une mini rencontre des membres est prévue pour échanger sur les difficultés ; éventuellement y proposer des solutions, partager les cas de succès et voir les défis à relever.

Merci aux Clubs / Unions suivants:

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Galerie photo du villag d’Esabulu (Kenya)

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